Coopération Burkina-Iran : Une ère nouvelle s’ouvre entre les deux pays

Le Burkina Faso et la République Islamique d’Iran ont amorcé le lundi 13 septembre 2010, une nouvelle ère de coopération à travers l’ouverture à Téhéran, des travaux de la 1re session de leur Commission Mixte de coopération. L’ouverture de cette 1re session a été présidée par Leurs Excellences Messieurs Manouchehr Mottaki Ministre des Affaires Etrangères de la République Islamique d’Iran et Bédouma Alain Yoda, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale qui a conduit la délégation burkinabè.

La nouvelle dynamique de la coopération entre le Burkina Faso et la République Islamique d’Iran repose sur la volonté des plus hautes autorités des deux pays de faire de la coopération sud sud, un axe porteur et bénéfique pour leurs peuples respectifs.

Notons que le Burkina Faso et la République Islamique d’Iran entretiennent des relations d’amitié et de coopération depuis plus d’une vingtaine d’années. La tenue de cette première session de la commission mixte, a pour but, dira le Chef de la diplomatie burkinabè, de donner un « élan nouveau » aux relations d’amitié et de coopération entre les deux pays. Ainsi, outre les échanges de vues que les deux parties ont sur divers sujets au sein des instances internationales comme l’ONU, l’OCI, le Mouvement des Non alignés, le Burkina Faso et l’Iran entendent développer leurs relations au niveau bilatéral.

Pour cette première session de la Commission mixte, Burkinabè et iraniens se sont accordés pour examiner ensemble des projets d’Accords dans des domaines très prioritaires comme l’agriculture, la santé, le commerce, les mines, l’énergie, l’enseignement supérieur, l’enseignement de base, la formation, l’élevage. Cette session devra également consacrer la signature d’un Accord Cadre de coopération pour une meilleure orientation à terme, des échanges entre les deux parties.

Le Ministre Mottaki, dans l’entretien qu’il a eu avec son homologue burkinabè, a salué les efforts déployés par le Président du Faso dans la recherche de la paix dans la sous région ouest africaine. Il a dit la disponibilité de son pays à entretenir des relations fructueuses et durables avec le Burkina Faso. Pour le Chef de la diplomatie iranienne, son pays avec le Président Mahmoud Ahmadinejad, a « une nouvelle définition » des relations avec l’Afrique, « un nouveau regard », qui se caractérise par le rapprochement à travers des échanges plus équitables, plus justes que ceux que le continent a connu depuis la colonisation. C’est cette « nouvelle vision » qui justifie d’ailleurs l’organisation du 1er Forum Iran- Afrique qui se tiendra les 14 et 15 septembre 2010 à Téhéran. Ce Forum se veut un cadre de diffusion de la « nouvelle feuille de route » que l’Iran entend mettre en œuvre avec le continent africain. Une trentaine de pays africains sont attendus à cette rencontre dont le Burkina Faso qui sera représenté par le Ministre d’Etat.

Au cours de l’entretien, le Chef de la diplomatie burkinabè a félicité son hôte pour les efforts menés par son pays dans la sous région ouest asiatique, dans la gestion des questions de paix et de sécurité. Il s’est réjoui de l’élan nouveau qui est donné aux relations entre les deux pays, et a redit les attentes du Burkina Faso d’entretenir avec la République Islamique d’Iran des relations de confiance et dans la durée. Car dira-t-il, « le Burkina Faso est un pays sérieux et ordonné avec lequel les relations se construisent pour le moyen et long terme ».

Le Ministre d’Etat a aussi félicité l’Iran pour l’initiative de l’organisation d’un Forum avec l’Afrique comme partenaire, et ce, dans une nouvelle vision. Celle d’échanges équitables et de développement partagé avec un continent qui compte utiliser ses atouts pour ce siècle commençant.

Les deux Ministres après la cérémonie d’ouverture des travaux, se sont également prêtés aux questions des médias iraniens. Les préoccupations des journalistes ont essentiellement porté sur l’intérêt, les enjeux d’un Forum Iran-Afrique, la nature de l’aide que l’Iran entend apporter à l’Afrique, le Traité de Non Prolifération, la levée du blocus de Gaza, les facilités qu’offre le Burkina Faso en matière d’investissement…

A la question de savoir ce que pense le Burkina de la levée du blocus de Gaza, le Ministre d’Etat dira que pour des raisons humanitaires, il est nécessaire que ce blocus soit levé ; mais qu’en retour il n’y ait pas d’actes d’extrémistes qui amènent l’autre partie à se rétracter. Il ajoutera que dans le principe, le Burkina Faso, attaché aux idéaux de paix et de sécurité durable, plaide depuis des années pour une coexistence de deux Etats palestinien et israélien avec des dirigeants qui communiquent ensemble pour la stabilité de la région. Pour cela il a encouragé les efforts de relance de paix mis en œuvre ces derniers temps.

Sur les facilités qu’offre le Burkina Faso aux investisseurs, le Ministre d’Etat à donné des informations sur le code des investissements au Burkina. Notamment les facilités de création d’une entreprise, les mesures douanières favorables, les dégrèvements fiscaux…

Visiblement la nouvelle dynamique entamée par les deux parties s’annonce vivante et efficace pour le bien des deux peuples iraniens et burkinabè.

Yolande KALWOULE DCPM- MAECR

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