BUDGET DE L’ETAT, GESTION 2011 : L’agriculture comme priorité

Le ministre de l’Economie et des finances, Lucien Marie Noël Bembamba, a animé un point de presse le 11 janvier 2011 à Splendid Hôtel à Ouagadougou. Ce point de presse a porté sur la présentation du budget de l’Etat, gestion 2011 et ses priorités dont le renforcement du soutien à l’agriculture, à l’environnement et aux ressources animales.

Elaboré dans un contexte toujours marqué par les effets de la crise et des inondations en dépit d’une évolution favorable de la croissance économique, le budget de l’Etat, gestion 2011, s’élève en recettes à 1 002 008 167 000 F CFA. Quant aux dépenses, elles se chiffrent à 1 166 340 986 000 F CFA. La différence ou le besoin de financement s’élève à 164 332 819 000 F CFA. Ce besoin est prévu pour être financé entièrement par les annonces d’appuis budgétaires des partenaires techniques et finaciers, par un emprunt obligataire et un recours à des droits de tirages spéciaux (ressources du Fonds monétaire international (FMI). Les recettes propres qui s’établissent à 707 036 111 000 F CFA contre 620 086 289 000 F CFA connaissent une hausse de 14,02%.

Pour le ministre de l’Economie et des finances, Lucien Marie Noël Bembamba, ce niveau des recettes propres traduit la volonté du gouvernement d’accroître au fil des ans la part des ressources propres dans le financement du budget de l’Etat. La structure des dépenses, a-t-il dit, est le reflet des choix stratégiques visant entre autres la maîtrise des dépenses. Ainsi, on note une légère progression des dépenses de fonctionnement de 0,90%, traduisant la volonté du gouvernement de réduire le train de vie de l’Etat. On note également une hausse des dépenses de personnel de 7,44% consécutive à l’accroissement des effectifs et l’incidence des mesures issues des conclusions du dialogue entre le gouvernement et ses partenaires sociaux.

Les dépenses en capital accusent une baisse d’ensemble de 2,62% par rapport à 2010. Selon le ministre des Finances, cette baisse s’explique essentiellement par la non-reconduction en 2011 des mesures exceptionnelles engagées pour faire face aux effets des inondations du 1er septembre 2009 et le plan d’action d’urgence pour faire face aux effets de la crise économique et financière de 2009.

Les priorités du budget de l’Etat, gestion 2011

Les priorités du budget de l’Etat, gestion 2011, a-t-il confié, portent sur le renforcement du soutien à l’agriculture, à l’environnement et aux ressources animales. Cela vise à accroître la productivité agro-pastorale et à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Burkina, à travers notamment la promotion de l’utilisation de semences améliorées et de races sélectionnées, la maîtrise de l’eau, etc. Entre autres priorités du budget, le développement des infrastructures de base, la consolidation des actions de lutte contre la pauvreté à travers le soutien aux secteurs sociaux de base (éducation, santé, eau potable et assainissement) et la promotion de l’emploi et la maîtrise du chômage.

Pour renforcer l’efficacité et la responsabilité des acteurs, des mesures d’accompagnement de la gestion budgétaire ont été prises. Parmi elles, on peut citer la suppression des avis d’octroi de crédits, afin de permettre aux structures déconcentrées d’accéder directement au circuit informatisé de la dépense dès la mise en place du budget, pour l’exécution des dépenses sur les crédits qui leur sont délégués, l’anticipation du processus de passation des marchés publics de manière à permettre le début d’exécution des travaux d’investissement au plus tard la fin du 1er trimestre 2011.

De nouvelles mesures fiscales pour 2011

Au titre des nouvelles mesures fiscales pour 2011, on retient la poursuite de la continuité de l’application des grandes orientations de la politique fiscale, la poursuite de l’intensification des actions de communication sur le budget et son exécution. Des campagnes d’information sur le budget seront organisées à cet effet, à l’endroit des groupes socioprofessionnels et de la société civile tant au niveau central que déconcentré. La mise en oeuvre efficace de toutes ces mesures, de l’avis du ministre des Finances, reposera en grande partie sur la responsabilisation des acteurs de la dépense publique. C’est dans ce sens que le gouvernement, a-t-il révélé, a adopté un organigramme et un profil type pour les acteurs financiers que sont les directeurs des Affaires financières (DAF), les directeurs des Etudes et de la planification (DEP), etc.

Cette approche, a-t-il poursuivi, est également étendue à la gestion des projets et programmes pour lesquels un mécanisme d’évaluation de performances des coordonnateurs et chefs de projets a été adopté par le gouvernement tout comme la rationalisation des unités de gestion. De 3%, le Burkina est passé à 5% de croissance et veut atteindre une croissance de 6% pour les années à venir. Comment l’Etat compte partager les fruits de ces croissances ? Sur la question, le ministre de l’Economie et des finances a soutenu que les efforts qui sont faits au niveau de certains secteurs tels que ceux de l’Agriculture et de la Santé en termes de subventions, constituent une répartition des fruits de la croissance. Au cours du point de presse, le support de communication sur le budget a été remis aux organes de presse.

Dabadi ZOUMBARA/Le Pays

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